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Je ne t'ai jamais quitté, toi qui chantais ne me quitte pas. Quand on a que l'amour, c'est vrai qu'on peut vivre ses promesses. Alors ce soir, il n'y aura pas de dernier repas. Je viens telle la colombe, roucouler un peu de tendresse. Ca sent bon la bière, viens je t'ai apporté des bonbons, J'en appelle à la tendre litanie pour un retour, Viens, même si tu veux avec le caporal casse-pompom ! Le colonel, et Zangra ceux qui t'attendent toujours. Je vais te raconter sur l'air de la valse à mille temps, J'arrive ! on va rêver un peu, sur une île aux Marquises ! Sais-tu que les vieux amants, vivent un éternel printemps ? Ils ricanent de se voir vieillir, ignorant dame bêtise ! Comme tu avais raison de dire, on n'oublie rien de rien ! Dis Jacky, dans ton paradis, les as-tu rencontré ? La Fanette toute de perles d'eau, crie qu'elle te revient ! Et sur la place au soleil, Mathilde s'est mise à danser ! Faut voir les bourgeois, parler encore et encore de Casanova ! Ils sont toujours copains, les paumés du petit matin ! Tandis que les vieux s'endorment, ces gens là chantent Frida ! Tous ! même les singes, la lionne, le cheval, les filles et les chiens ! Il peut pleuvoir sur Orly, par toi la lumière jaillira ! La mort, si elle veut, peut sans cesse nous crier : au suivant ! Le diable s'évertuer à répéter que ça va ça va ! Moi, les pieds dans le ruisseau, je te chante au gré du vent. Et puis, et puis y à Fernand, Jef, Jojo qui frèrent encore ! D'Amsterdam, de Vesoul, de Bruxelles, jusqu'au plat pays ! Entends Madeleine, Marieke, Titine, pendant qu'Isabelle dort, Ils sont tous là, pour te clamer les prénoms de Paris ! J'ai rencontré grand-mère, dans les jardins du casino, Pendant que l'ivrogne entonnait une chanson sans parole, De vieilles Flamandes, dansaient sur l'air de Knokke-le-Zoute tango ! Quant à ta cousine Rosa, elle ira demain à l'école ! Moi, j'essaie de vivre debout, rêvant l'aventure, J'ouvre les fenêtres de l'amour à tous les cœurs tendres. Mon père disait, heureux celui qui sait taire ses blessures, Je ne sais pas, voir un ami pleurer, sans le défendre. Tu disais, il nous faut regarder ce qu'il y a beau, Pour toi, il pleut des orangeades, je suis un soir d'été ! Les bergers avec le bon Dieu, vont te jouer du pipeau, Sur cette note, ma quête était, de venir te réveiller. France Aimée 4/04/2005 Lu lors du Printemps des Poètes de mars 2007 |
![]() Publié dans le journal LA PLUME D’OR n°51 (décembre 2006) |
![]() Publié dans le journal LA PLUME D’OR n°49 (juin 2005) Lu lors du Printemps des Poètes de mars 2008 |