
Je suis une belle jeune fille appelée Sophie Je marche et frétille dans les rues de Paris Mais mine de rien, j'ai quelques soucis Car mine de rien, je suis une zombie J'ai le teint bleuâtre, des vers dans les yeux Les ovaires qui fondent et les dents qui tombent Une jambe détachée, non loin du Châtelet Les ongles qui se fendillent, près de la Bastille J'aime le piercing, mais je n'ai plus de nez J'aime les belles chaussures, mais je n'ai plus de pieds J'aime les belles boucles, mais je n'ai plus d'oreilles Un avantage, quand même, je n'ai jamais sommeil Et la mâchoire par terre, la cervelle qui tombe Et la peau trouée, marchant sur mon cœur Oh oui ! Je cherche encore l'âme sœur Maintenant, finie de me décomposer Les petits vers ont fini de me manger Sans chair, sans muscle, me voici squelette Je peux enfin m'en aller faire des claquettes J'entre au Queen et aux Bains-douches, Malgré une mine et un air un peu louches, Je joue de la batterie, mes os comme baguettes Jouissant dans ma tête vide, j'adore faire la fête Mon cartilage se ronge et mes os se brisent Je pars en poussière, voilà qu'on me prise Le vent me disperse non loin du Marais Maintenant plus de contrainte, je fais ce qui me plaît Me voici fantôme, nue de la tête aux pieds Je me promène légère sur les Champs Elysées Je vais dans les vestiaires des garçons dénudés Et là je suce le bout pointu de leur tout petit… nez Je m'amuse, là je vole la cravate d'un député, Et je la revends très très cher près du Sentier Là, je chatouille les grandes dames du XVIeme Ici, je lèche les oreilles d'académiciens tout blêmes Je vole, plus haut que la tour Eiffel et plus loin que la Cité Je m'amuse, j'aime, je rie, Pour l'éternité cette fois-ci. Publié dans le journal LA PLUME D’OR n°41 d’avril 2001 Lu en public le 23/03/2001 lors du troisième Printemps des poètes |
La vie est belle On naît, on vit, on meurt Tout cela en moins d'une heure A une vitesse tellement irréelle La vie est belle Le grand amour, qui vous rejette Les grands enfants, qui vous oublient Les grands espoirs, que l'on regrette La vie est belle Un virus, un rhume, une bactérie Une folle, un fou, un néo-nazi Et, en un instant, plus de vie La vie est belle Naître pour mourir, mourir pour enfanter Enfanter pour mourir, souffrir pour créer Créer pour détruire, détruire pour exister La vie est belle Tout donner, tout pardonner, tout expliquer Tout défendre, tout entendre, tout pourfendre Tout pour voir mourir, malgré tout La vie est belle Croire, voir, devoir, espoir, gloire Amour, toujours, atours, détours Tout pour finir poussière, malgré tout La vie est belle La beauté d'une fleur, la fleur d'une femme La femme d'un rêve, le rêve d'un enfant L'enfant de l'amour, l'amour de la vie La vie est belle La nouveauté du progrès, les progrès de l'espoir L'espoir de demain, le demain du bonheur Les bonheurs du désir, les désirs de la vie La vie est belle Pour mourir malgré tout, pour aimer malgré tous Pour vivre malgré nous, pour exister malgré vous L'amour est beau, avec la haine à l'unisson La vie est belle, avec la mort à l'horizon Publié dans le journal LA PLUME D’OR n°38 de mars 2000 Lu en public le 23/03/2000 lors du deuxième Printemps des poètes Lu en public le 13/10/2000 lors de la manifestation LIRE EN FETE |
1993-2001 En octobre 1993, l’auteur rejoint le Club des Ecrivains Rosnéens, division littéraire de l’association OMJ, dirigée par Bernard Sarton, ainsi que le journal LA PLUME D’OR édité à 800 exemplaires. En décembre 1994, il devient délégué suppléant aux assemblées générales de l’OMJ, et de facto co-animateur du Club des Ecrivains aux côtés de Olivier Hamelin. A partir de juin 1995 il participe à la rédaction. En septembre 1999 il devient animateur et délégué, jusqu’en juin 2000. Il reste co-animateur aux côtés de Marcelle Alizon, jusqu’au 10 septembre 2001, date à laquelle il quitte l’OMJ pour se consacrer uniquement au cinéma. Des liens amicaux se maintiendront. Sa participation au Club des Ecrivains Rosnéens fut importante : 104 de ses textes parurent dans LA PLUME D’OR de novembre 1993 (n°21) à juin 2001 (n°42). Il fut l’auteur le plus publié en 1998, 1999, et 2000. Il a tenu chaque rubrique HISTOIRE LITTERAIRE du n°34 au n°42. Sa nouvelle CAUCHEMAR(s) fut adaptée et jouée en public le 21 mars 1995 par la troupe du GADRO. Il a aussi participé à l’animation de la vie littéraire locale. -23/01/1998 : animateur du débat « Littérature et cinéma ». -23/03/1999 : conférencier de la soirée « La poésie française de François Villon à Guillaume Apollinaire » organisée pour le premier printemps des poètes (environ 15 spectateurs). -31/01/2000 : organisateur et animateur du débat « Y a-t-il une méthode d’écriture poétique ? » -23/03/2000 : organisateur, animateur et lecteur du deuxième printemps des poètes (environ 40 spectateurs). Cette soirée fit l’objet d’un article dans le journal Rosny Magazine n°79 d’avril 2000. -13/10/2000 : intervenant à la manifestation « Lire en fête, lectures d’Europe ». -18/12/2000 : organisateur d’un atelier de création littéraire « géant » (1). -12/03/2001 : organisateur d’un atelier de création littéraire « géant » (2). -23/03/2001 : co-organisateur, co-animateur et co-lecteur du troisième printemps des poètes (environ 50 spectateurs). Cette soirée fit l’objet d’un reportage diffusé dans le JT de RTV le 28 mars 2001. -2/04/2001 : organisateur et animateur du débat « Les textes des chansons ». En parallèle, dès avril 1996, l’auteur collabora à l’association danse/théâtre DIAGNONALE fondée par Benoît Lelièvre, officiellement comme trésorier, mais aussi de facto comme secrétaire jusqu’au 17 juillet 1997, En avril 1999, il quitta DIAGONALE pour se consacrer pleinement à l’OMJ. Cette participation eut deux retombées concrètes pour l’auteur. D’abord l’écriture, sur commande, de la pièce de théâtre SADE, en juin 1996. Et surtout la participation à la création du ballet de Benoît Lelièvre CARRE NOIR – CARRE BLANC le 1er juillet 1997. Monter un dossier de présentation, assister à tout le processus logistique (répétitions, choix des costumes, des lumières…jusqu’à la première) et même contribuer (très symboliquement) au découpage du ballet : autant d’expériences qui seront fort utiles quand l’auteur fera ses premiers tournages pour le cinéma. |
1993-2001 Histoire littéraire (vulgarisation) ROBESPIERRE, UNE PASSION de Bertrand Solet, n°23, juin 1994 ZADIG de Voltaire, n°24, décembre 1994 Le pré-romantisme en France, n°25, mars 1995 Ecrivains de l’Espagne musulmane, n°27, décembre 1995 La littérature policière britannique, n°27, décembre 1995 Ecrits non politiques d’hommes et de femmes politiques, n°28, mai 1996 Présentation du Coran, n°29, septembre 1996 Ecrivains algériens de langue française et d’origines berbères, n°29, septembre 1996 Littérature et musique en France au XVIIeme siècle, n°34, octobre 1998 Littérature et musique en France au XVIIIeme siècle, n°35, janvier 1999 Le théâtre de Beaumarchais, n°36, mai 1999 Littérature de science-fiction et cinéma, n°37, novembre 1999 Le théâtre de Corneille, n°38, mars 2000 Le scénario au cinéma, n°39, mai 2000 Analyse de scénario : TITANIC (James Cameron) partie 1, n°40, janvier 2001 Analyse de scénario : TITANIC (James Cameron) partie 2, n°41, avril 2001 Analyse de scénario : STAR TREK II (Jack B. Soward), n°42, juin 2001 Débats (rapport) Littérature et cinéma, n°33, mars 1998 « J’accuse » d’Emile Zola, 100 ans après, n°34, octobre 1998 L’inspiration de l’écrivain, n°35, janvier 1999 Les émissions littéraires à la télévision, n°36, mai 1999 Y a-t-il une méthode d’écriture poétique ? , n°38, mars 2000 La confrontation auteur/public, n°39, mai 2000 Nouvelles La soupe populaire, n°22, mars 1994. Une solution originale au problème des SDF. Cauchemar(s), n°22, mars 1994. A quoi rêve-t-on près d’une centrale nucléaire ? Le duel, n°23, juin 1994. Le combat entre un as de l’aviation et... une montagne. Continental circus, n°24, décembre 1994. Les animaux s’emparent du monde : que font les humains ? +Un soir à Paris, présentée en novembre 1993, hors du Club des Ecrivains. 3 histoires fantastiques. +Le duc de Dieppe, présentée en juillet 1994, hors du Club des Ecrivains. Peut-on tricher avec l’océan ? Textes (poésies, proses) 77 publiés dans la PLUME D’OR + 33 autres contemporains, lus ou édités dans un autre cadre. Cet ensemble peut globalement se diviser en trois cycles : Requiem de guerres 1993-1996. Un regard sans concession sur le monde d’après la chute du Mur. Carnets de Seine-Saint-Denis 1996-1998. Un lieu au-delà des clichés. Au-delà des horizons 1999-2001. Le destin humain, de la vie à la mort…et au-delà. Emotion et réflexion : thématiques que l’on retrouvera dans ses films. |
2004-2008 En 2004, il fut décidé que le Club des Ecrivains Rosnéens deviendrait une association indépendante. En tant qu’ancien animateur, l’auteur fut contacté pour reprendre ce poste, et le cumuler avec celui de président. Il rédigea les statuts, et la nouvelle entité fut officiellement créée le 27 décembre 2004. S’il publia peu, il organisa et anima les soirées du Printemps des poètes. Ambitieuses, elles alternaient poésies, théâtre, peinture, courts-métrages, musique. -25/03/2005 : devant 50 personnes. Un article publié en avril 2005 dans le n°104 de Rosny Magazine. -17/03/2006 : devant 60 spectateurs. Un reportage est diffusé dans le JT de RTV du 20 mars 2006. Un article paraît dans Rosny Magazine n°109 d’avril 2006. -16/03/2007 : voir le film SOUL LINE. Un article paraîtra dans Rosny Magazine n°114, d’avril 2007. -3/07/2007 : le Club sortit de ses murs pour aller à Paris, à l’ART-CAFE, où les membres liront leurs textes devant le public, en alternance avec un groupe de jazz italien. -14/03/2008 : devant 80 spectateurs. Un reportage est diffusé dans le JT de RTV le 18 mars 2008. Un article sera publié dans Rosny Magazine n°119 de mars 2008. -27/03/2008 : interview de l’auteur dans le cadre de ses fonctions de président- animateur, qui sera diffusée dans l’émission CHRONIQUES de ROSNY (chrosnyque) à partir du 13 avril 2008. |